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Tout
sur le bonbon : le bonbon, c'est doublement bon !
3,9
kilos de bonbons consommés par personne et par an en
France. Une habitude qui ne date pas d'aujourd'hui !
Au départ, pour faire des friandises,
on a d'abord utilisé le miel. C'est en Mésopotamie,
avec le "miel de roseau", qu'a commencé, près de 600
ans avant notre ère, l'histoire des bonbons.
Ce n'est qu'au VIIIème siècle que la canne à sucre aborde
les rivages de la Sicile et de l'Andalousie. Le sucre
est une denrée relativement rare en Europe jusqu'au
XIVème siècle, époque à laquelle l'Europe commença à
en organiser le commerce. C'est l'Italie qui, la première,
importe la canne à sucre et qui, la première, fabrique
des confiseries.
En France, les débuts de la confiserie sont un peu poussifs.
La vente du sucre est du ressort exclusif des apothicaires,
qui le vendent très cher, car le sucre est tout d'abord
un médicament. C'est le mariage de Catherine de Médicis
avec le futur roi Henri II qui permet au savoir-faire
italien de pénétrer en France et de contribuer au développement
de la confiserie. Catherine de Médicis a en effet entraîné
avec elle des confiseurs et glaciers italiens. En 1604,
c'est le doublement de l'adjectif "Bon" qui a donné
vie au Bonbon.
Le
fabuleux destin du bonbon
Au XVIIIème siècle, la confiserie française est
l'une des plus inventives et des plus recherchées :
sucre d'orge, pastilles aux fruits, gommes, réglisses.
Dans la seconde moitié du siècle, le confiseur Pecquet,
l'inventeur des dragées, devient fournisseur officiel
de la Cour. A l'époque, les sucreries sont placées dans
de petites boîtes, des bonbonnières, et s'offrent dans
l'aristocratie, aux dames comme aux messieurs.
Aujourd'hui, les bonbons sont consommés par plus de
8 Français sur 10. Les plus jeunes (moins de 50 ans),
aiment la fantaisie, contrairement à leurs aînés qui
préfèrent les confiseries traditionnelles. Bonbons mous
et tendres (pour 58% des Français), spécialités régionales
(pour 57%), chewing gum (pour 56%) sont en tête de peloton,
suivis des caramels, pâtes de fruits, sucettes, réglisses...
(Source : Etude
réalisée en 2003 par Louis Harris à la demande de la
Chambre syndicale nationale de la confiserie).
Le
rouge avant tout !
Demandez
aux Français quelle est leur couleur de prédilection,
42% d'entre-eux placeront le rouge en tête des couleurs
de bonbons qui leur font le plus envie.
Arrivent ensuite le jaune, le multicolore, le vert,
l'orange et le rose. (Source
d'une étude réalisée en 2002 par la SOFRES à la demande
de la Chambre syndicale nationale de la confiserie www.confiserie.org).
Quelques
bonbons célèbres
Caramels, calissons, sucettes, pastilles,
guimauves, pâtes de fruits, nougats... plus de 600 spécialités
composent le paysage de la confiserie française. Voici,
pour n'en citer que quelques-uns :
-
La Pastille de Vichy : c'est le chimiste Darcet
qui est à l'origine de ces fameuses pastilles digestives,
à la forme octogonale si caractéristique et au poinçon
gravé de la marque. Née en 1825, la plus célèbre des
pastilles est réalisée en sucre comprimé et contient
les principes actifs des sels de l'eau de Vichy, obtenus
par évaporation.
- Le Berlingot de Nantes : il est l'un des berlingots
les plus réputés de l'hexagone. Fait de sucre cuit,
il avait autrefois la forme d'une coquille d'escargot
et se vendait en petits cornets dans les rues de Nantes.
- La Bergamote de Nancy : c'est au bon roi René,
duc de Lorraine, roi de Naples et de Sicile au XVème
siècle, que l'on doit l'introduction de la bergamote.
Quatre siècles plus tard, Jean-Frédéric Lillich invente
le petit bonbon de sucre cuit, ambré, en forme de tablette
carrée. Indissociable de la ville de Nancy, la Bergamote
est, aujourd'hui encore, fabriquée de façon artisanale
par les maîtres confiseurs de la ville.
Bonbon
(redoublement de bon) :
Confiserie, friandise, plus ou moins dure, sucrée
et aromatisée.
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