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Fashion
Victim, la mode à tout prix !
Franchement,
je ne pensais pas devenir à ce point gaga de la mode.
C'est en lisant les magazines de mamam que tout a commencé.
Dès les 1ères pages, les photos des mannequins et puis
celles des stylistes de mode, des défilés et des vêtements
tous aussi beaux les uns que les autres... j'ai fini
par craqué !
Le
plaisir dans le jeu
Au début, le plaisir était dans le jeu : une grande
malle remplie de vieilles fringues pour créer son propre
déguisement entre copines les mercredis après-midi.
Julie s'habillait en gitane, Valérie en princesse et
moi en infirmière.
Shopping
attitude
Et
puis, petit à petit, je suis devenue plus exigente !
Des vieilles robes de maman je suis passée au plaisir
du shopping. J'achetais enfin ce dont je révais : des
robes à paillettes pour briller dans la nuit, des jeans
brodés de fleurs pour passer le printemps... ma seule
hantise était de ne pas être démodée.
L'argent de poche que me donnaient mes parents me permettait
d'assumer les achats. J'étais belle, j'avais du style,
j'étais fashion !
La
mode à tout prix
Aujourd'hui, chaque vêtement est susceptible de me plaire.
J'adore les tissus, j'adore la nouveauté, ma culture
"couture" est sans limite et je suis toujours aussi
belle mais plus impatiente : je n'attends plus la sortie
du magazine, je file directement suivre les défilés
des créateurs pour être la première servie et parfois
même, j'achète sans compter voire sans porter.
Je n'attends plus que la mode se fasse, je veux tout
tout de suite, je la veux avant tout le monde.
Je suis une fashion victim !
Sophie,
22 ans, Marseille
Mode,
Manière passagère d'agir, de vivre, de
penser, de s'habiller ... liée à un milieu,
à une époque déterminés.
On est "à la mode" si on suit le goût
du moment ; on dit aussi être "en vogue".
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